Elue référente : Marie-Louise At
Tourisme et Patrimoine
05 63 49 14 22
Mairie d'Albi
16, rue de l'hôtel de ville
81023 Albi Cedex 09
Le site : www.cite-episcopale-albi.fr
La Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel a été adoptée il y a 40 ans.
Depuis 1972, 188 États parties ont ratifié la Convention, faisant de ce texte le traité international pour la protection du patrimoine le plus largement reconnu.
Une année d'événements exceptionnels organisés dans les cinq régions du monde est lancée par l'UNESCO pour célébrer le 40e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial.
La ville d'Albi dont la Cité épiscopale est classée depuis 2010 et la médiathèque d'agglomération Pierre Amalric, souhaitent s'associer à cette commémoration et ainsi contribuer à valoriser les fondements de ce traité international en organisant un concours d’illustration dans le cadre de la 9ème Foire internationale aux livres d’exception qui se tiendra du 25 avril au 9 juin 2012 à Albi.
Ce prix, à l'attention des artistes amateurs, peut faire l'objet d'une inscription jusqu'au 24 mars 2012, l’illustration réalisée devant parvenir au service Patrimoine de la Ville avant le 7 avril 2012 délai de rigueur.
La Médiathèque accueillera un catalogue des œuvres en compétition ainsi qu'une urne et des bulletins de vote dans le cadre de la foire internationale aux livres d'exception . Vernissage mercredi 25 avril 17h30.
Entrée gratuite.
Le vote est ouvert du 25 avril 2012 au 26 mai 2012 inclus. Résultats le 30 mai 2012 .
Pendant la durée du concours, le catalogue des œuvres sera aussi consultable au service patrimoine de la ville d’Albi et sur le site internetwww.cite-episcopale-albi.fr

D'hier à aujourd'hui #
Créé au XIVe siècle à quelques pas du palais de la Berbie, le prieuré de Fargues a disparu à la Révolution. Retour sur son histoire et découverte de ses vestiges.
Albi est un grand livre d'histoire à ciel ouvert et offre un beau voyage dans le temps à condition de faire preuve d'un peu d'imagination. Retour au XIVe siècle. En 1325, l'évêque Béraud de Fargues, neveu du pape, décide de fonder un prieuré qui desservira une chapelle dédiée à la Vierge. Le tout sera construit en face du palais de la Berbie. Le 20 avril, il signe l'acte de fondation et pose la première pierre de la chapelle qu'il souhaite, selon les dires de son successeur, « belle et somptueuse ». Des dons sont faits par des Albigeois pour son édification. Conçue probablement par l'un des maîtres d'oeuvre de la cathédrale, celle-ci est conçue sur le modèle de la cathédrale. Cette petite forteresse de briques était ainsi ceinturée par de fausses tourelles demi-cylindriques. Des maisons, des terres et des vignes, à Albi et dans les environs, sont acquises par le prieuré et lui confèrent ainsi des rentes substantielles. Le premier prieur se nomme Jean Debar, prêtre du diocèse de Limoges et secrétaire particulier de l'évêque d’Albi. En 1359, l'évêque y autorise des sépultures. Un des premiers à en bénéficier sera le prieur luimême qui décèdera un an plus tard.
Ceinturée par de fausses tourelles demi-cylindriques, la chapelle Notre Dame de Fargues était une copie de la cathédrale.
Reconversion à la Renaissance

En 1506, respectant l'engagement de son prédécesseur, l'évêque Louis II d'Amboise, à qui l'on doit les peintures de la voûte de la cathédrale, est autorisé à installer à Albi des religieuses de l'ordre des Annonciades. Celui-ci a été fondé par Jeanne de Valois, femme de Louis XI. À l’origine de cela, la demande du roi à l'un de ses ministres, l'évêque Louis d'Amboise d’intervenir pour faciliter la nullité de mariage. Par remords, peut-être, par intérêt sans doute, le prélat se serait alors engagé à construire un couvent à Albi à la suite de celui édifié à Bourges, ville où Jeanne de Valois s'était retirée. Louis d'Amboise meurt en 1503 et en confie alors l'exécution à son neveu. Le couvent sera occupé à partir de 1508 par cinq religieuses originaires de Bourges, qui viennent à Albi avec le masque mortuaire de leur fondatrice décédée trois ans avant. À leur arrivée, elles trouvent, outre une belle église, « une demeure, un campanile avec clocher, un cimetière, un cloître, un réfectoire, un dortoir, un jardin d'agrément et un potager, des communs divers... ».
Une passerelle pour relier le couvent
La tradition de remise des clefs du couvent
est faite en présence de nombreux dignitaires.
Au fil du temps, des bâtiments sont
construits. Une ruelle est même fermée puis
englobée en 1548 dans le monastère. À la
suite de la révocation de l'Edit de Nantes
en 1685, le roi leur demande d'héberger
des jeunes filles et d'assurer leur éducation.
Une maison est acquise de l'autre côté de la
rue de la Souque pour servir de p
ensionnat.
Un passage aérien est créé entre le couvent et ce bâtiment dans la tour duquel il existe toujours la porte qui y menait. En 1686, le clocher situé devant la chapelle est démoli afin d'aménager au fond de la nef, dans une tribune, un espace réservé aux religieuses. La cloche est transférée dans la tour de l'horloge dont une partie est toujours visible. En 1705, on recense 24 religieuses au couvent. Les dettes se sont accumulées et les religieuses « se trouvent dans un état misérable, sans aucun secours et discréditées par la misère du temps ».
Le trésor du prieuré
À la Révolution, les religieuses sont expulsées. La statue en argent de la Vierge Marie, offerte par l'évêque Jean de Saya à la fin du XIVe siècle, est épargnée. Ornée de pierres précieuses, elle était enfermée dans le buffet de l'autel de la chapelle, protégée par deux serrures distinctes. Les consuls de la ville et le prieur détenaient chacun une clef. La statue de 35 kg faisait l'objet d'un véritable culte, ce qui explique sans doute l'attachement que lui portaient les Albigeois. En 1798, malgré les réclamations de la population, elle est convertie en pièces sonnantes et trébuchantes. Échappe à la Révolution le masque mortuaire de Jeanne de Valois, qui trouve refuge au château de Creyssens (Puygouzon). Il sera transmis en 1810 à la paroisse qui l’expose depuis dans l'église. Un reliquaire du XVIe siècle est également sauvé et conservé aujourd’hui dans l’église de Labastide-Dénat.
La plus ancienne église d’Albi connaîtra cette année des travaux
de restauration prévus sur la façade gothique côté rue Mariès. À
l'occasion du nettoyage des parements en pierre, une cartographie
relative à sa construction et aux réparations effectuées au cours des
siècles sera établie. Elle permettra d'orienter avec précision les
choix de conservation ou de remplacement des blocs de pierre.
« La porte extérieure située au pied du clocher-porche de la collégiale
et ajoutée tardivement au XIXe siècle sera supprimée afin d'en retrouver
l'aspect d'origine », indique Axel Letellier, architecte du
patrimoine retenu par la ville d'Albi pour assurer la maîtrise d'oeuvre.
« L'ancien accès, actuellement bouché, sera réouvert dans le transept
de l'église. » Les sculptures du portail roman seront par ailleurs restaurées
pour mettre en valeur les restes de polychromie. Réalisé
au XIIe siècle, ce portail en enveloppe un autre construit au XVIIe
siècle qui sera aussi restauré. Les protocoles de dégagement, de
nettoyage et de restauration seront soumis pour validation aux services
de la DRAC. La ville a souhaité aussi profiter de ces travaux pour
restaurer les trois vitraux. Ces travaux inscrits dans le cadre du
plan de gestion UNESCO ont été estimés à 255 000 euros financés
principalement par l'Etat (102 000 euros) et la ville d'Albi (51 000
euros), mais aussi la Région, le Département et du mécénat. Le chantier
s'achèvera d'ici l'été, l'intervention au niveau du clocher-porche étant
prévue plutôt en fin d'année.
Un examen attentif a montré que le portail roman conserve sur certaines parties une magnifique polychromie. À l’oeil nu, on devine d'ailleurs du rouge, du jaune et du noir.
Rue Émile Jolibois
Claude Emile Jolibois (1813-1894) est nommé archiviste en 1833 à Chaumont puis à Sedan, Tours et Colmar. En 1859, il est muté dans le Tarn où il commence un long travail de classement des archives départementales notamment celles d'Albi. Vers 1870, il fonde la Société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn ainsi que quelques années plus tard la Revue du Tarn. Converti au protestantisme, il fera naître à Albi l'Église réformée. Considéré comme le premier des grands archivistes du département, son nom est donné à une rue du Castelviel en 1937.
Rue Charles Portal
Paléographe et historien, Charles Portal (1862-1936) est nommé archiviste du Tarn en 1890, à la suite d'Émile Jolibois. Il poursuit l'inventaire de son prédécesseur et permet la sauvegarde de monuments albigeois. Dès 1886, il est membre de la Société des sciences, art et belles-lettres dont il est le président de 1916 à 1928. En 1937, son nom est donné à la rue de la glacière qui s'étend de l'embranchement des rues Berthelot et des Chalets (où il vivait) jusqu'à la rue de l'école normale.
Embarquement immédiat pour l'aventure !
Attention, décollage !
Le ballon, très lentement, quitte le plancher des vaches et s'élève dans le ciel. Bienvenue à bord de la montgolfière d'Atmosph'Air pour un vol d'une heure au-dessus d'Albi et de ses environs...
Créée début novembre, cette nouvelle société albigeoise, ambassadrice d'Albi la Cité épiscopale, propose au grand public de vivre des sensations uniques et une expérience inoubliable en devenant « passager du vent ».
Le survol d'Albi, à 300 mètres d'altitude, offre une vue imprenable sur la ville classée au patrimoine mondial.
« L'idée est d'allier patrimoine et découverte », indique Laurent Pailhous, gérant de la société.
Plusieurs formules existent selon qu'on soit seul ou accompagné ; un cadeau original et exceptionnel.
Plus d'infos
07 86 45 59 95 www.atmosphair-montgolfieres.fr
Il y a un an déjà que leur montgolfière s’est invitée dans le ciel albigeois.
A cette occasion, toute l’équipe tient à remercier chaleureusement les passagers qui leur ont fait confiance.
A l’issue d’ une année d’activité et après plus d’une centaine de passagers embarqués, la jeune équipe a tracé son sillon et aborde une nouvelle saison avec détermination et confiance forte de l’expérience acquise.
Grâce à l’ invitation de l’émission Des Racines et Des Ailes en Octobre dernier, elle a bénéficié d’une réélle visibilité et tissé un réseau local actif en consolidant divers partenariats.
Ce printemps, l’aventure se poursuivra avec au programme de nouvelles destinations .
Vous partagerez une expérience inoubliable à bord de leur nacelle et admirerez la diversité des paysages du Tarn qui se dévoileront au-dessous de vous.
Alors, prêts pour l’ascension !
Danièle Devynck, conservateur en chef du musée Toulouse-
Lautrec présente tous les deux mois l'histoire d'une des oeuvres de Toulouse-Lautrec. Une occasion de découvrir quelques trésors méconnus du
Palais, en attendant l'ouverture des nouvelles salles début 2012.
La réouverture d’un musée restructuré et agrandi au printemps 2012 sera l’occasion de revoir la collection d’art moderne, en réserves depuis plusieurs années, mais aussi de découvrir des oeuvres jamais encore montrées, acquises pendant ces dix années de chantier. Parmi ces dernières, un étonnant buste représentant l’une des égéries de Toulouse-Lautrec, Jane Avril, acquis par le musée avec une participation du Fonds régional d’acquisition pour les musées (FRAM). Ce biscuit (état d'une pâte après sa première cuisson laissée blanc mat NDLR) a été réalisé par Antoine Bourdelle (1861-1929) pour Théodore Haviland (Limoges) à l’occasion de l’exposition universelle de 1900. Haviland obtint le grand prix lors de cette exposition avec l’un de ces bustes produit en cinq exemplaires, dont l’un est aujourd’hui conservé par le musée Bourdelle à Paris. Jane Avril, de son nom véritable, Jeanne Beaudon, doit au peintre Toulouse-Lautrec de ne pas être tombée dans l’oubli. Elle est animée d’un besoin irrésistible de s’étourdir en dansant, révélation qu’elle découvre pour la première fois lors d’un bal de la mi-Carême dans le service de la Salpêtrière, où elle est internée à 14 ans. Elle n’aura alors de cesse de se consacrer à la danse, au bal Bullier d’abord, puis dans le « quadrille naturaliste » mené par la Goulue et Valentin-le-Désossé au Moulin-Rouge ouvert en 1889. Charles Zidler, directeur de ce bal, la surnomme la « Mélinite », et Francis Jourdain, dans ses souvenirs évoque « l’étrange et aristocratique masque pâle, l’oeil intelligent, parfois nuancé de tristesse, les jambes spirituelles [qui] avaient enchanté Lautrec ». Pour le peintre, Jane n’est pas seulement la danseuse frénétique dont il fige les postures improbables, mais aussi une silhouette familière de Montmartre dont il souligne l’élégante mélancolie. Il évoque sa silhouette longiligne et distinguée à maintes reprises (Jane Avril entrant au Moulin-Rouge, 1892, Courtauld Institute Gallery, Londres – Jane Avril dansant, 1892, Musée d’Orsay, Paris – Jane Avril sortant du Moulin-Rouge, 1892, Wadsworth Atheneum, Hartford,…). Intelligente et sensible, elle fait partie du petit cercle des amis du peintre et lui inspire trois de ses plus célèbres affiches, Le Divan Japonais (1852), Jardin de Paris – Jane Avril (1893), et Jane Avril (1899). Il est intéressant de rapprocher cette dernière affiche, marquée par le style Art Nouveau, du biscuit représentant Jane Avril en buste, lui-même très caractéristique de cette facture. Bourdelle a su restituer « l’exquise créature nerveuse et névrosée, fleur captivante », décrite par Frantz Jourdain dans la revue La Plume, montrant le visage aux longs traits, le nez à l’ossature délicate, que l’on retrouve sur les photographies de la danseuse, exagérant le creusement des joues, mais restituant avec justesse sa fraîcheur et sa gaieté, sur un fond de vague dont l’ondulation traduit la passion du mouvement et de la danse qui anime la chahuteuse.
Le panneau fixé au mur de la maison au 17, rue de la Souque annonce déjà la
couleur. En mai prochain, cette superbe bâtisse abritera sur deux niveaux le
musée de la mode. Des pièces uniques et rares, mais aussi en très bon état de
conservation y seront présentées. Elles sont issues d'une collection exceptionnelle
constituée pendant vingt-cinq ans par l'Albigeois Dominique Miraille,
antiquaire à Albi depuis 1997. Expert dans le domaine, celui-ci possède plusieurs
centaines de costumes et d'accessoires allant du XVIIIe siècle aux années
1970, ce qui lui permettra de proposer des expositions thématiques. La première
prévue sera intitulée « De pied en cap ». De
quoi inciter autant les Albigeois
que les touristes à franchir le seuil
de la maison pour un grand voyage
dans le temps. Entre quatre-vingt
et cent pièces seront ainsi exposées
dans une vingtaine de vitrines réparties dans cinq salles. Chaque pièce, parfois
riche en histoire et anecdotes, sera présentée de manière didactique, la
muséographie faisant référence aussi à des documents d'archives puisant
dans la littérature, mais aussi le cinéma, la peinture ou la photographie. « La
mode s'inspire parfois d'événements qui ont marqué l'histoire », raconte Dominique
Miraille. « La découverte de la tombe de Toutankhamon a ainsi donné lieu à la réalisation
de robes en forme de pyramide, et à la Libération de Paris en 1944, des
robes ont été fabriquées avec des drapeaux français.» La maison en elle-même
justifiera déjà la visite, puisque les salles d'exposition se trouvent dans une
partie de l'ancien couvent des Fargues du XVIe siècle, dont il reste
un certain nombre de vestiges comme la cave
voûtée du XIIIe siècle ainsi que des portes
sculptées des XVe et XVIe
Le collector de dix timbres édité à 8 000
exemplaires par la Poste Midi-Pyrénées
en partenariat avec la ville d'Albi est
en vente dans les bureaux de poste
et à l'Office de tourisme ainsi que sur
Internet http://timbres.laposte.fr.
5% de la vente sera reversée à l'association des amis de la Cité épiscopale qui contribue à la valorisation du patrimoine albigeois.
Dans le cadre de sa démarche patrimoniale menée depuis 16 ans,conformément aux engagements pris dans le plan de gestion de la Cité épiscopale et au cours des réunions publiques des États généraux locaux , la Ville d'Albi a décidé de créer un prix patrimoine afin de distinguer les meilleures initiatives privées de réhabilitation, de restauration ou d'embellissement .
Ce prix Patrimoine récompensera chaque année une opération exemplaire du secteur sauvegardé d'Albi.
Pour cette première édition 2011 le prix Patrimoine a été décerné à l'Hôtel de Ginolhac (rue Toulouse Lautrec).
Après examen des dossiers déposés en mairie pour des autorisations préalables ou des permis de construire, et en collaboration avec le service territorial de l'architecture et du patrimoine, il a été proposé aux propriétaires des opérations récentes les plus remarquables et les plus exemplaires de concourir.
Les dossiers ont été présentés par la Ville d'Albi et le service territorial de l'architecture et du patrimoine.
Le dossier lauréat de ce premier prix Patrimoine a été désigné par la commission locale du secteur sauvegardé le 6 septembre 2011.
Le choix s'est fait sur la base de plusieurs critères : opérations récentes, en centre ancien dont la rénovation a contribué à redynamiser un secteur, qualité de la réhabilitation, respect des prescriptions, création de nouveaux logements de qualité, spécificité de réhabilitation, traitement d'ensemble, maintien d'éléments de décoration intérieure...
Depuis 16 ans, la Ville d'Albi conduit un vaste programme de renouvellement urbain destiné à mettre en valeur le patrimoine historique et architectural du cœur de ville et à améliorer ses fonctionnalités.
Ces actions passent, non seulement par la mise en valeur des espaces publics, mais aussi par un accompagnement des propriétaires riverains souhaitant réhabiliter leur immeuble.
A titre d'exemple on citera :l'OPAH centre ville (2001/2005),
les subventions d'accompagnement des travaux urbains (2007/2013),la participation à l'OPAH communautaire « quartiers d'Albi » ( 2010-2012 ), la subvention pour la rénovation des façades et éléments d'architecture du secteur sauvegardé ( 2011).
Cette politique menée par la Ville d'Albi en matière patrimoniale et de renouvellement urbain est aujourd'hui reconnue et récompensée:
Le prix patrimoine créé par la Ville d'Albi va au delà des enjeux patrimoniaux de préservation et de mise en valeur du patrimoine.
En effet il existe d'autres enjeux:
C'est la raison pour laquelle le choix a été de récompenser par ce prix outre le propriétaire,le maître d'œuvre comme les entreprises qui ont travaillé à la réhabilitation du bâtiment.
Une plaque sera apposée sur le bâtiment récompensé.
Pour l'édition 2011 sont récompensés:
Michèle Barrau Sartres, adjointe au maire déléguée à l'urbanisme et Marie Louise At, conseillère municipale déléguée au patrimoine se tiennent à votre disposition pour vous apporter tout complément d'information sur ce prix Patrimoine 2011.
Cette année l'Université pour tous propose deux cycles de conférence sur le patrimoine albigeois.
L'Histoire d'Albi (12H)
Gérard Alquier Enseignant
Albi le jeudi de 9H30 à 11H30 et du 5 janvier au 9 février
Une invitation à la découverte de l'histoire de la Cité épiscopale classée au patrimoine de l'UNESCO où des seigneurs éveques et les riches marchands nous ont légué un patrimoine exceptionnel. Depuis la fin du XVIIIe siècle, Albi est rentrée dans la modernité et son cadre urbain n'a cessé de s'embellir.
La Cité épiscopale d'Albi (8h)
Patrick Gironnet - Chef du service départemental d'Architecture et du Patrimoine
Albi lundi de 9H30 à 11H30 du 21 novembre au 12 décembre
Plus d’infos
Renseignements et inscriptions
du lundi au vendredi de 13h à 17h
2, impasse François Verdier
81000 Albi
Tel 05 63 38 13 95
Mail albi@uptous81.fr
Site www.universite-pour-tous-tarn.fr
Depuis le lancement de la marque territoriale, de nombreux Albigeois, associations, institutions et entreprises se sont manifestés pour devenir ambassadeurs d'Albi la Cité épiscopale et promouvoir son dynamisme. Parmi les 150 premiers ambassadeurs, le photographe Pascal de Stéfano crée depuis plusieurs années des cartes postales artistiques et apprécie particulièrement de photographier Albi en noir et blanc. Fin observateur, il réussit à capter la ville et son patrimoine de manière originale et souvent émouvante. « J'ai souhaité devenir ambassadeur d'Albi car cette ville me plaît. C'est pour cela que j'ai ressenti le besoin d'exprimer mes émotions à travers la photographie et de présenter Albi sous un regard différent, en noir et blanc », indique Pascal de Stéfano qui espère publier prochainement un ouvrage de photos sur le sujet. À noter qu'une exposition-vente est organisée au barbrasserie l'Audience (2 place du palais) jusqu'au 3 décembre. Les cartes postales sont disponibles aux tabacs presse rue Mariès, rue de Verdusse, route de Terssac, à Cantepau et chez les librairies Guillot et Siloë ainsi que dans la boutique Lamarque délices, à l'office du tourisme, chez Tchiz-Studio (place st Julien) et à Point-Cadre. www.lepontdecodours.over-blog.com/ - http://destefanophotographiealbi.over-blog.com www.albiidentiteenperspectives.over-blog.com – 06 42 43 52 86
Le DVD « Cathédrale éternelle » (47 mn), consacré à l'édifice albigeois est depuis peu en vente à la cathédrale.
Un ouvrage intitulé Albi, il y a 100 ans, en cartes postales anciennes paraîtra mi octobre aux éditions Patrimoines et
médias. Le quotidien des Albigeois au début du XXe siècle retracé à travers quelque 175 cartes postales anciennes.
En partenariat avec la ville d'Albi, la Dépêche du midi a fait paraître la brochure « Un jour à Albi » dans la collection « Petit illustré ». Composé de 36 pages, il présente une découverte de la Cité épiscopale.
Il y a celle de Proust, mais surtout celle de Paris et celle d'Albi ! Loin d’être une coïncidence, l'église de la Madeleine
d'Albi a une architecture inspirée de sa grande soeur parisienne.
Moins connue que la cathédrale ou que la collégiale Saint-Salvi, l'église de la Madeleine est pourtant un monument emblématique d'Albi, édifié au XIXe siècle, alors que la ville connaît un développement économique (moulins, chapellerie, exploitation du charbon...) et démographique important.
On ne peut comprendre l'architecture si particulière de cette église néoclassique qu'en la replaçant dans son contexte de l'époque. L'architecte Julien Rivet de Toulouse décide de s'inspirer du modèle parisien de l'église de la Madeleine construite dans l'esprit de l'art antique grec et romain.
Le chantier de l'église albigeoise débute en 1848, alors que la Madeleine de Paris a été inaugurée six ans auparavant. Au même moment, à Albi, la chapelle néoclassique de la communauté des soeurs du Bon Sauveur - qui n'est pas sans rappeler celle du château de Versailles (!) - est alors consacrée.
Dorique, ionique et corinthien Disparue l'église paroissiale de la Madeleine, qui correspondait à l'ancienne chapelle du couvent des Capucins.
Jugée trop vétuste et trop petite dans un quartier en pleine expansion, elle est démolie pour laisser la place au nouvel édifice.
L'architecte conçoit sa façade en reprenant les principes de l'architecture grecque avec deux colonnades superposées, l'une dorique, l'autre ionique.
Même si le recul nécessaire manque sur le parvis de l'église pour l'appréhender dans son ensemble, il faut observer la façade en imaginant qu'à l'origine elle était dépourvue de verrières à la place desquelles se trouvaient des niches comme celles que l’on voit encore à l’étage supérieur.
À l’intérieur, la nef est parcourue par une colonnade de style corinthien, encore un élément néoclassique !
Lorsque l'église est achevée en 1851, elle détonne, à un moment où l'architecture plutôt néogothique se développe.
Quelques années plus tard, l'église Saint-Joseph, boulevard Montebello, témoigne d'ailleurs de ce changement radical.
Des artistes réputés
Plusieurs travaux d'embellissement sont réalisés au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle et vont faire d'elle à ce moment-là l'une des églises modernes les mieux décorées du Midi de la France. On note notamment le décor intérieur avec le faux marbre de la colonnade, la dorure des chapiteaux, la voûte d'azur étoilée ou les arabesques avec le monogramme SM (Sancta Magdalena).
C'est l'architecte- décorateur Alexandre Denuelle qui en est l'auteur. Ce dernier est connu à l'époque ; sous Napoléon III, il travaillera à la décoration des salles du Louvre.
La grande fresque du choeur, rep
résentant
Marie-Madeleine,
est l'oeuvre de Romain Cazes, élève d'Ingres et dont on trouve un tableau au Louvre.
La peinture est un clin d'oeil à celle existant à la Madeleine de Paris, dont l'artiste s'est un peu inspiré...
Quant aux vitraux, ils sont l'oeuvre de Louis-Victor Gesta, un des grands maîtres verriers de l'époque qui avait son atelier basé à Toulouse. Les vitraux côté ouest ont été entièrement reconstruits suite à la tempête de grêle survenue en 2007. Les chapelles latérales sont intéressantes à plus d'un titre, puisqu'elles conservent quelques vestiges du couvent des Visitandines (actuelle caserne Teyssier), parmi lesquels le reliquaire de sainte Jeanne de Chantal, fondatrice de l'ordre.
À voir aussi l'autel des fonts baptismaux du XVIIIe siècle surmonté par une statue de Jean-Baptiste qui a été restaurée en 2010 par la ville d'Albi. Autant d'éléments à redécouvrir avec un autre oeil...
Plus d'infos
L'église de la Madeleine, ouverte à la visite pendant l'été, le sera également lors des journées du patrimoine (dimanche de 14h à 19h – visite guidée à 15h30) avec une découverte de l'orgue et la possibilité de s'essayer
au clavier avec l'association des amis de l'orgue de la Madeleine d'Albi !
Une nouvelle brochure a été réalisée pour guider le visiteur dans sa découverte de l'édifice.
La Ville d'Albi se félicite de l'annonce faite ce jour par le World Monuments Fund Europe d'une opération de mécénat exceptionnelle sur le chœur de la Cathédrale Sainte Cécile d'Albi à hauteur de 700 000 euros .
Le World Monuments Fund, principale organisation internationale privée de mécénat et de soutien technique à la restauration du patrimoine architectural dans le monde, présidé pour l'Europe et la France par Bertrand du Vignaud, a annoncé la restauration prochaine du chœur de la Cathédrale Sainte Cécile.
A cette occasion a également été annoncée la restauration du Salon Rico d'Abd el Raham à Cordoue.
Ces deux projets sont prioritaires pour WMF.
Depuis sa création en 1965 près de 500 monuments ont été restaurés sur les cinq continents à l'initiative et/ou avec le mécénat du WMF.
Les travaux de restauration seront réalisés sous le contrôle des administrations des Monuments historiques et en étroite liaison avec le WMF Europe.
Le World Monuments Fund Europe apporte la totalité du financement de ces deux projets grâce au mécénat de la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l'égide de la Fondation de France, du WMF France et de ces donateurs.
Souvenez-vous du film L'incroyable destin d’Amélie Poulain où l'une des amies d'Amélie, hôtesse de l'air,
photographiait un nain de jardin aux quatre coins du monde. La ville d'Albi propose, dans le cadre des
journées du patrimoine qui ont pour thème national cette année Le voyage du patrimoine et dans l'esprit
de la démarche Ambassadeurs d'Albi la Cité épiscopale, de faire de même avec la brochure du classement
à l'UNESCO (disponible en mairie) ! Dans une autre région de France ou à l'étranger, à la mer ou à la montagne,
dans un lieu insolite ou, au contraire, un site touristique : à chacun de faire son choix. L'objectif est
de voir sur la photo la brochure au premier plan et le lieu d’où elle est prise à l'arrière, mais il est recommandé
évidemment de se mettre aussi en scène pour personnaliser le cliché ! Il suffit ensuite d'envoyer
la photo par mail ou par courrier à la mairie avant le 22 août, les plus réussies seront exposées ou
publiées en marge des Journées du patrimoine. Pour garantir un bon rendu des images, il est indispensable
de transmettre des photos de la meilleure qualité possible.
Pour participer au concours, envoyez un mail à
tourisme-patrimoine@mairie-albi.fr
En réponse, les modalités techniques vous seront transmises en détails – 05 63 49 11 95
L'office de tourisme met à disposition un audio-guide en trois langues permettant de découvrir la Cité épiscopale. Il est aussi possible de télécharger le commentaire sur www.albi-tourisme.fr en format mP3.
Le magazine Découvertes et patrimoine A20 N°33, tiré à près de 20 000 exemplaires, a été présenté le 7 juin dernier au musée Lapérouse. Proposant un rendez-vous annuel touristique, économique et culturel de part et d’autre de l’Autoroute A20, il comprend 14 pages consacrées au Tarn, notamment à Albi, la majestueuse et aux deux musées qui s'y trouvent.
Les éditions Hachette viennent de publier un livre de mathématiques pour la classe de 4e avec comme introduction au chapitre sur le théorème de Pythagore la cathédrale Sainte-Cécile ! On doit peut-être ce choix au fait que les auteurs du livre enseignent tous en Midi-Pyrénées et que l'un d'eux est même professeur au collège Balzac d'Albi ! C'est un des personnages du livre, Maréva, qui présente un rapide historique de la cathédrale, rappelle le classement au patrimoine mondial de la Cité épiscopale puis indique qu'au « Moyen-Age, les bâtisseurs utilisaient le procédé déjà connu des Egyptiens pour vérifier si deux murs sont perpendiculaires. » Le seul moyen de le vérifier est de calculer, sur la base d'un triangle rectangle, que le carré de l'hypoténuse est égal au carré des deux côtés !
Tout le monde connaît la Cathédrale Sainte Cécile d’Albi classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis l’an passé.
Cependant il existe sur les hauteurs de l’Albigeois la Petite sœur de Sainte Cécile « Notre Dame de la Drêche » dont les peintures intérieures sont classées Monument Historique.
L’histoire de ce Sanctuaire remonte au XIIème siècle. Des bergers gardent leur troupeau à 5 kms d’Albi.
La vierge apparaît et lorsque la vision s’efface, ils découvrent une statue « La Vierge à l’enfant ».
C’est cette statue qui fait l’objet de pélerinages et dès 1275 on construit un sanctuaire pour accueillir les nombreux pélerins. Pillée à la révolution l’église est reconstruite et agrandie en 1861 par l’architecte Bodin Legendre Le sanctuaire primitif est conservé il constitue le chœur actuel.La première pierre est posée le 20 mais 1861 et deux ans après l’édifice est terminé. Il comporte selon les plans de l’architecte Bodin-Legendre, une rotonde octogonale de 19m50 aussi haute que large, six chapelles rayonnantes autour de la nef et l’ancien chevet revêtu extérieurement d’un mur de brique neuf qui l’harmonise à la nouvelle construction. Il est certain que Bodin Legendre s’est inspiré de la Cathédrale Sainte Cécile d’Albi .L’édifice de briques prend un air guerrier avec ses contreforts arrondis et son parapet crénelé. Il domine fortement la plaine Albigeoise avec son clocher de 42m, piédestal pour une statue de la vierge, prévue dans le plan primitif. Dans ce clocher ,un carillon exceptionnel de 29 cloches rythme fêtes et pélerinages .
On peut l’entendre également les dimanches et jours de fête.
Dans l’édifice, c’est un grand ensemble pictural dédié à Marie qui fait la richesse de la décoration intérieure. Exceptionnel, il est le fruit d’une collaboration originale entre Bernard Bénézet le créateur des peintures, et le père Léon Valette, l’artiste exécutant.
C’est lui qui a exécuté la totalité des peintures du sanctuaire, d’après les cartons du premier. Cette bible Mariale est d’une ampleur exceptionnelle, toutes les surfaces murales ont reçu un décor ornemental ou une scène historiée. Le chantier débute en 1877 se termine en 1894, il totalise 81 tableaux et 250 personnages.
Juste au dessus de l’autel, auréolée de lumière, la statue de la vierge attire tout de suite les regards dès que l’on franchit le portail.
Marie tient Jésus sur ses genoux. De sa main gauche elle soutient l’enfant, sa main droite semble suivre le bras droit du christ qui se lève pour bénir à la manière héritée de l’orient. c’est à dire l’index et le majeur dressés. Dans sa main gauche, il tient un globe sur lequel est dressé une croix. Marie est assise sur un coussin placé sur un siège au dossier vertical ce qui donne une impression de grande dignité.
Cette statue non peinte à l’origine d’où son nom de « Vierge Noire », a été restaurée et peinte au XIXème siècle à Toulouse. Un couronne a été ajoutée sur la tête du christ.
Par l’ambition de son programme, iconographique entièrement conçu en l’honneur de Marie, cette œuvre prolonge la vocation pélerine du sanctuaire où la vierge est célébrée depuis le moyen âge et elle enracine ce lieu de culte dans l’histoire Mariale du diocèse.
Tant de qualités réunies en un seul monument peuvent surprendre, pourtant un tel chef d’oeuvre existe.
La richesse de ces peintures et la spiritualité qui s’ en dégage classent « Notre dame de la Drêche » parmi les plus beaux sanctuaires de France à l’égal de Notre dame du secours à Rouen ou de la basilique Notre Dame de Fourvière à Lyon, d’où son inscription aux monuments historiques.
L’association traveling 81 dont les buts est de faire découvrir le patrimoine régional vient de terminer un DVD qui raconte l’histoire de ce sanctuaire.
Il aura fallu pas moins de deux ans de documentation, tournage, montage pour mettre à la disposition du public un DVD qui permet de faire découvrir aux passionnés de religion, d’histoire, d’art pictural ce véritable trésor qu’est Notre Dame de la Drêche.
En effet pour réaliser ce film de 52mn il aura fallu des éclairages additionnels permettant de faire découvrir toute la magie de ce lieu.
En bonus on peut découvrir deux extraits de concerts « Gospels donnés à Notre Dame de la Drêche par Isabelle Bertoli ».
On peut se procurer le DVD d’une heure au sanctuaire Notre Dame de la Drêche, à la Librairie Siloe à Albi ou bien à l’office de tourisme d’Albi.
Un premier rapport sur l'énigmatique statue de la collégiale Saint-Salvi a été
rendu par le bureau d'investigations archéologiques Hadès qui l'avait dégagée
en mars dernier de sa niche. Les premières conclusions techniques révèlent
que cette oeuvre en calcaire de 89 cm de hauteur, datant de la moitié du XIVe
siècle, a probablement été exposée à l'origine à l'extérieur avant d'être
peinte. On remarque en effet que la polychromie a été réalisée sur certaines
parties altérées de la pierre. Des restes de feuille d'or ont été découverts,
notamment sur la couronne, les cheveux et le liseré du manteau. L'examen
détaillé a prouvé, par ailleurs, que la statue (une sainte, la Vierge Marie ?)
avait les yeux bleus et qu'une sous-couche ocre jaune avait été posée avant la
polychromie. Il se trouve, à la surprise des archéologues, que la statue n'a
jamais été repeinte au cours des siècles, hormis au niveau du visage. La pratique
était pourtant assez courante. De fait, la couche picturale est dans un
état de conservation jugé critique. La main gauche qui portait probablement
un attribut ou l'enfant Jésus, a été cassée suite à une chute ou à une dégradation.
En revanche, le visage, la main droite et les pieds ont été endommagés
délibérément (on dit qu'ils ont été bûchés). Une réflexion est maintenant en
cours pour la restaurer et l'exposer au public.
C’est une nouvelle vie que le Centre de conservation
et de restauration du patrimoine artistique
(CRPA) est en train d’offrir à ce tableau exceptionnel,
méconnu des Albigeois.
Classée monument
historique depuis 1957, cette descente de
croix réalisée fin du XVe siècle – début XVIe siècle
par un artiste issu de l'école flamande est
aujourd’hui en cours de restauration.
« C'est
incontestablement l'un des plus beaux tableaux de
cette époque en Midi-Pyrénées », déclare Sylvie
Desachy, conservateur des antiquités et objets
d'art du Tarn.
« Cette peinture de bonne facture est
une oeuvre qui s'inscrit bien dans l'esprit du célèbre
maître flamand Rogier van der Weyden ».
La
finesse des traits, la beauté des personnages, son
état de conservation ont incité la ville d'Albi qui
en est propriétaire à le faire restaurer.
À l’origine,
le tableau faisait partie d'un retable comme en
témoigne une des charnières encore visible sur
son cadre. On ignore le commanditaire, son
emplacement d'origine et la raison de sa présence
à la collégiale. Un chanoine ou un évêque
en auraient-ils fait don ?
Un tableau riche en détails
Toujours est-il que cette huile sur bois (chêne) a
souffert du poids des ans et nécessitait une restauration.
La première opération a consisté à nettoyer
le tableau pour révéler les couleurs chatoyantes
disparues au fil des siècles sous des couches de
poussière, de suie et de multiples vernis.
Pour les
retirer, divers solvants ont été utilisés par les restaurateurs.
« Nous travaillons couche par couche »,
indique Hélène Garcia, restaurateur au CRPA, qui
est déjà intervenue sur des oeuvres du musée
Toulouse-Lautrec et du trésor de la cathédrale.
Au fur et à mesure, le dessin reprend tout son éclat.
Au premier plan, le Christ entouré par la Vierge Marie,
son disciple Jean et, à droite, Marie-Madeleine.
Derrière eux, se dressent les croix. En arrière-plan,
on aperçoit Jérusalem et de nombreux personnages
parfois bien costumés.
Le tableau est riche en
détails. « Il est étonnant de voir, par exemple, que la
croix du bon larron est placée au centre de la composition
», note Olivier Clérin, qui travaille également
à la restauration du tableau.
« Ce n'est pas anodin
de la part du peintre qui a réalisé cette pièce dans un
but catéchétique. On remarque aussi ce chien assis
devant la croix qui peut exprimer la fidélité pour son
maître. »
Il reste encore à consolider le cadre et
reprendre certaines parties du tableau dont la
peinture n'existe plus. Une fois restauré, le tableau
retrouvera place à Saint-Salvi pour que les Albigeois
puissent le redécouvrir dans toute sa splendeur.
Une pieta du XVe siècle, provenant
de la collégiale Saint Salvi et visible
à la salle du trésor de la cathédrale, est
présentée jusqu'au 26 juin prochain
au musée des Augustins de Toulouse
à l'occasion d'une exposition sur les
sculptures de l'église des Récollets (XVe
siècle).
La Vierge de piété albigeoise
permettra une comparaison avec
celle toulousaine qui a été restaurée
et exposée au Grand Palais à Paris.
Les remblais ont parlé ! En 2009, lors des travaux
dans les salles de l’aile des suffragants, au palais
de la Berbie, les archéologues de la société Hadès
avaient pu accéder à d’anciens remblais situés
sous les planchers. Ces vestiges relatifs aux travaux
d’aménagement du palais, réalisés au XVIIe siècle
sous l’impulsion de l’évêque Gaspard Daillon de
Lude, se sont révélés pour les archéologues une mine
de renseignements, notamment par les « déchets »
de la vie quotidienne qu’ils contenaient. Ils ont ainsi
eu la chance de découvrir une chaussure en cuir dont l'état de conservation a été jugé plutôt bon. « Son
étude, en cours, permettra de nous renseigner sur le
statut de son propriétaire - évêque, personnel du
palais ?- et l’époque à laquelle la chaussure a été
portée (XVIIe siècle ?) », indique Daniel Schaad,
archéologue à la DRAC. A proximité, des fragments
de céramique de la même époque ont été également
mis à jour. Un des plus remarquables est un
fond d’assiette, décoré d’une fleur, provenant des
ateliers de potiers de Giroussens. « Il s’agissait de la
vaisselle en usage au palais », précise Daniel Schaad.
Il n'est pas exclu que ces objets soient exposés dans
le centre d'interprétation du patrimoine ouvert au
coeur du palais de la Berbie en 2012.
L'énigme reste entière
A la collégiale Saint-Salvi, la statue découverte par
hasard dans une niche dissimulée derrière un mur, a
été dégagée par des archéologues fin février. Bien
qu’il lui manque une partie du visage et ses bras,
elle est particulièrement bien conservée, notamment
au niveau de ses couleurs, rendues néanmoins
fragiles par l’humidité. Une restauration a été
engagée en vue de les préserver. A la surprise des
archéologues, son dos, en revanche, n’est pas travaillé,
preuve que la statue était vraisemblablement
plaquée contre un mur. Si à première vue, il s’agit
d’une statue de la moitié du XIVe siècle, représentant,
a priori, une femme couronnée (Vierge à l’enfant ?
Une sainte ?), l’étude archéologique menée actuellement
permettra peut-être de lever les secrets qui
pèsent encore sur elle. De quand date-t-elle exactement
? D’où provient-elle ? Pourquoi a-t-elle été
cachée et à quel moment ? Autant de questions qui
restent en suspend...
Avant la révolution française, Albi abritait de nombreux couvents dotés d'un cloître. Leur histoire nous transporte du
Moyen-Âge jusqu'à nos jours.
Les circuits de visite passent immanquablement
par le cloître Saint-Salvi, situé au coeur de la
Cité épiscopale.
On pense moins aux autres, plus
discrets, qui se trouvent à Albi et dont l'histoire mérite
également d'être connue. C'est autour d'un cloître à
galeries, symbolisant la vie communautaire, que s'organisait
(et s'organise toujours pour les abbayes en
activité) la vie quotidienne des religieux avec la salle
capitulaire, le réfectoire, le dortoir et la bibliothèque.
Accolé généralement à l'église d'un couvent ou à une
cathédrale, le cloître offrait un accès direct et couvert
aux offices. Au milieu du cloître, généralement de
base carrée, se trouvaient souvent un cimetière, un
puits ou une fontaine voire un petit jardin. Le lieu était
dédié à la méditation et au silence. Il incite toujours au
calme et au repos.
Le mieux conservé
Le cloître des Carmes, installés à Albi depuis 1311, est
sans doute le mieux conservé compte tenu de son histoire.
Le bâtiment ne date en réalité que du XVIIe siècle,
où l'évêque d'Albi donne la possibilité aux religieux de
reconstruire leur couvent situé jusqu’alors à l'extérieur
des remparts. Vendu comme bien national à la révolution,
le bâtiment est reconverti en palais de justice.
L'église est détruite, mais le reste est épargné. Une des
salles donnant sur le cloître sert aujourd'hui de salle
d'audience. Les journées du patrimoine et la fête de la
musique offrent parfois l'occasion d’y pénétrer.
Le plus célèbre
Le cloître de la collégiale Saint-Salvi, construit vers
1270 par le donateur Vidal Malvezi est le plus
connu. C'est là où vivait le chapitre collégial qui
suivait comme celui de la cathédrale les règles de la
vie commune propres aux moines. Il fut hélas mutilé
au cours de la Révolution française. Seule subsiste
l’aile méridionale. La galerie est composée de seize
arcades en plein cintre, retombant sur des colonnes
géminées dont les chapiteaux mélangent les styles
roman (provenant d'un ancien cloître ?) et gothiques.
Sur les moins abîmés, on distingue une suite de douze
personnages, peut-être les apôtres... Ceux gothiques
portent des feuillages finement sculptés. On peut
noter la présence d'un enfeu, niche divisée en deux
compartiments voûtés d'ogives avec sur le fronton
des personnages agenouillés aux pieds d'une vierge à
l'enfant. Il s'agit de Malvezi et de son frère qui se sont
fait bâtir ce mausolée contre l'église.
Le plus ancien
C'est sans aucun doute celui de l'ancienne cathédrale
d'Albi dont il ne reste que quelques pans. Ce cloître
dont les vestiges ont été découverts vers 1890 dans
l'écurie Gisbert (actuel restaurant de Stéphane
Laurens) donnait sur la salle du chapitre des chanoines
et sur le célèbre scriptorium dont la médiathèque
conserve encore quelques rares manuscrits.
On notera le fait qu'il est construit en pierres comme
la cathédrale l'était aussi, avant que la brique ne
s'impose à partir du XIIIe siècle. Les archives en font
mention jusqu'à la fin du XVe siècle, alors que l'ancienne
cathédrale est déjà en ruines. Remonté très
partiellement - une seule arche longtemps abandonnée
au parc rochegude -, puis placé à l'entrée du
parking de la cathédrale, il est installé aujourd'hui
place de la Trébaille.
Le plus récent
Il est situé rue de la République, mais n’est pas ouvert
au public. Il s’agit du cloître de l'ancien grand séminaire
construit en 1836. Il accueille actuellement le
lycée Rascol, après avoir été école professionnelle et
supérieure de garçons et hôpital militaire pendant la
guerre.
Non loin, le couvent des Dominicaines de
Sainte-Catherine de Sienne, toujours en activité, ne
possède en revanche pas de cloître, bien que les religieuses
se soient installées à l'emplacement du couvent
des frères prêcheurs au XIIIe siècle qui en possédait
probablement un, hélas disparu.
Une communauté
s'est aussi installée vers 1823 à Albi ; c'est celle
du Bon Sauveur. L'ancien ensemble conventuel
autour du cloître édifié à partir de 1850 abritera, d'ici
l'été, la nouvelle maison de retraite Louise Anceau,
redonnant à cet espace de verdure toute sa quiétude.
Les disparus Le plan Laroche de 1778 confirme l'existence d'un
cloître au couvent des Cordeliers fondé en 1242. Situé
à l'extérieur des remparts, il accueillait des frères
mendiants de saint François dits frères mineurs.
Rien n'empêche de penser que des vestiges de
l'édifice existent sous les maisons actuelles...
Le plus contemporain
... et le moins connu, probablement. Il s'agit du cloître
de l'ancien couvent des Capucins situé jadis à côté
de l'église de la Madeleine. Vendu à la Révolution,
il a servi d’atelier de chapellerie avant d'abriter
une école. Propriété privée aujourd'hui, il a fait
l'objet d'une profonde réhabilitation par le cabinet
d'architectes toulousain Cardete et Huet. « Le cloître
tombait en ruines, ce qui a nécessité d'importants
travaux pour le restaurer et le transformer de
manière à ce qu'il soit habitable », indique Gérard
Huet, l'architecte chargé du projet. « Il ne s'agissait
pas de restituer ce cloître comme il l'avait été par le
passé, mais d'en faire un lieu de vie contemporain.
Nous avons donc réinvesti cet héritage ; une expérience
exceptionnelle menée avec les propriétaires. »
(voir image sur www.cardete-huet.com)
L'orgue de la cathédrale est en chantier jusqu'au mois de juillet. Derrière les
échafaudages, les ouvriers s'affairent auprès de l'imposant instrument
dépouillé de ses milliers de tuyaux.
L'atelier du facteur d'orgues italien Formentelli a
été aménagé dans les échafaudages (38 tonnes de
matériel!) au niveau de l'orgue. Là, les tuyaux sont
démontés et nettoyés, parfois même réparés.
Certaines « conduites » d'arrivée d'air, composées
d'un alliage de plomb et d'étain, ont été remplacées,
un vrai travail sur mesure! L'opération est d'autant
plus délicate que l'accès à ces éléments est assez
difficile. Pour remettre en état les pièces, les facteurs
d'orgue recourent à des outils parfois insolites
comme la colle d'os.
Détournement de manuscrits
Des tuyaux en bois recouverts de manuscrits soulèvent
évidemment quelques questions... Il s'agit en
fait d'une pratique courante au XVIIIe siècle qui
consistait pour les rendre étanches à entourer les
tuyaux avec des pages d'anciens antiphonaires.
Ces recueils de chants de la messe devenus obsolètes
au fil du temps ont été cédés pour la bonne
cause par les chanoines de la cathédrale.
Le chantier de relevage de l'orgue s'accompagne
d'une restauration des deux tribunes situées de
part et d'autre de l'instrument. Des peintres spécialisés
dans la restauration de peintures anciennes
interviennent sur les voûtes et les murs pour retirer
les poussières qui s'y sont fixées au moyen de différents
produits qui ne touchent pas à la couche picturale.

Des tests ont été effectués sur les parois
comme on le voit sur cette photo où le contraste
entre avant et après nettoyage est saisissant. Les
voûtes, quant à elles, vont retrouver leurs couleurs
d'origine avec un nettoyage puis une réfection du
glacis à l'aquarelle.
A savoir
La première partie des travaux doit s’achever début
juillet pour ne pas perturber le programme des
concerts de l'été et ne pas intervenir en période de
fortes chaleurs. Une deuxième tranche sera réalisée
au mois d'octobre pour accorder l'instrument. Le
chantier de restauration des peintures des deux
chapelles s'achèvera fin de l'année.
Des études ont été menées sur l'état général du pont-Vieux.
Des investigations complémentaires sont prévues, notamment
une inspection subaquatique des piles ainsi que des sondages
depuis la voirie pour préciser la nature de la composition
du pont. Rappelons que le pont-Vieux a subi plusieurs modifications
au fil des siècles. Les premiers résultats révèlent
cependant un état général plutôt bon malgré quelques problèmes
relatifs à l'évacuation des eaux de pluie sur la chaussée.
On découvre notamment en regardant les derniers arcs
que le pont débouchait autrefois plusieurs mètres en-dessous
du quai Choiseul.
La découverte de pavements du XIIIe siècle dans
des salles du palais de la Berbie, lors du chantier
de restructuration du musée Toulouse-Lautrec, a
conduit la DRAC et le syndicat mixte d'aménagement
du musée formé par la ville d'Albi et le Conseil
général, à prendre ensemble des mesures, compte
tenu de la valeur de ce patrimoine exceptionnel au
niveau européen.
Leur état de conservation, malgré
les siècles, leur richesse d'un point de vue des couleurs
et de la composition, leur localisation dans un
bâtiment à caractère civil et leur surface expliquent
l'intérêt qui leur est porté.
La grande salle de la Tour
Mage, là où ont été mis à jour, sous 80 cm de remblais,
les pavements, sera ainsi restaurée dans son
intégralité par les Monuments historiques. Les murs
où l'on peut observer des vestiges de peintures, une
cheminée médiévale, une amorce d'escaliers et d'anciennes
portes condamnées feront également l'objet
d'une mise en valeur.
Consacrée à l'histoire du palais,
cette salle permettra aux visiteurs de voir à partir
d'une passerelle les pavements restaurés in situ. Le
but est de restituer l'atmosphère originelle de la salle
tout en apportant une plus value à la visite.
Bien que
les travaux n'aient pas été interrompus, la volonté
de montrer au public ce patrimoine oublié aura
quelques incidences sur la durée du chantier dont la
livraison est désormais reportée fin 2011.
La muséographie
doit être aussi repensée, les affiches du peintre,
qu'il était prévu d'exposer dans la salle, étant
transférées ailleurs. Si les études archéologiques sont
terminées au palais, elles se poursuivent dans les
laboratoires où des analyses sont effectuées sur des
échantillons.
Les résultats révéleront peut-être de
nouveaux pans de l'histoire de l'édifice. Quant aux
pavements découverts
dans une autre salle du palais, ils ont été protégés
à l'intention des générations futures.
Réalisé par le maitre verrier Jean Dominique Fleury ces vitraux ont été inaugurés à l'Eglise de la Madeleine le 10 mai 2011.
J-D Fleury est depuis quelques années la signature de référence du vitrail ancien et contemporain.
Outre la restauration, ainsi qu’un travail de création personnel salué par la critique à l’occasion de multiples expositions, la récente collaboration de l’atelier avec des artistes contemporains tels que Pierre Soulages à Conques, Martial Raysse à Paris ou Miquel Barcelò à Palma de Majorque, fait de ce lieu reconnu le creuset d’élaboration d’une nouvelle grammaire de la lumière et du verre contemporain.
Les échafaudages en cours d'installation dans le choeur de la cathédrale Sainte-Cécile annoncent un nouveau
chantier conséquent.
C'est l'orgue classique qui va bénéficier de travaux de relevage consistant en une restauration
du buffet et des tuyaux de façade.
« Nous avons observé depuis quelques années des problèmes
structurels, notamment au niveau du buffet du positif (celui placé devant - NDLR) dont il faut renforcer les
fixations », indique Thierry Semenoux, technicien conseil agréé auprès du ministère de la Culture.
« Près de
150 tuyaux montrent également quelques signes de faiblesse et nécessitent une intervention.» C'est le facteur
d'orgue italien Barthélémy Formentelli, qui connaît bien l'instrument pour l'avoir déjà restauré une première
fois en 1976 (plus de quatre ans de travaux) qui se rendra à Albi pour le chantier.
L’Etat qui finance l’opération
profitera des échafaudages pour rénover les deux
chapelles supérieures situées de part et d'autre de
l'orgue. Entre deux à trois mois seront nécessaires
pour le remettre en état et lui rendre tout son éclat.
« L'orgue d'Albi est remarquable pour sa sonorité », note
Thierry Semenoux.
« C'est un orgue plein de fougue
dont le son est vif ». Rappelons que cet orgue construit
de 1734 à 1736 par Christophe
Moucherel, a le buffet le plus large
de France et constitue un élément
patrimonial de premier ordre.
Les pavements découverts dans deux salles du palais de la Berbie à l'occasion des travaux de restructuration du musée
Toulouse-Lautrec, sont uniques en France tant par leur surface que leur état de conservation. Une étude archéologique
est en cours pour en découvrir les secrets et mieux comprendre l'agencement du palais de la Berbie au Moyen-Age...
Un petit rappel historique s'impose d'abord : le chantier mené dans une salle du premier étage
de l'aile des Suffragants à l'occasion des travaux
du musée Toulouse-Lautrec a donné lieu à une
découverte exceptionnelle.
Alors que les salles
autour n'avaient rien révélé de particulier, cette
salle de 7,5 m de long sur 5,5 m de large cachait
sous son parquet XVIIe siècle et presqu'un mètre de
remblais un trésor archéologique unique : un
pavement assez bien conservé du XIIIe siècle.
Des
pavements ont été également mis à jour dans une
autre salle située dans la tour Mage.
Des archéologues
ont été dépêchés sur place pour les analyser et
déterminer leur origine. En retirant le lambris et
les couches de plâtre aux murs de la première salle,
de nouvelles découvertes ont permis de localiser
d'anciennes portes aujourd'hui murées ainsi
qu'une cheminée.
Le mur donnant sur l'extérieur
en revanche a été entièrement modifié au XVIIe
siècle.
"
C'est une aubaine pour l'archéologue que de pouvoir étudier l'édifice du Moyen-Age", indique
Daniel Schaad, du service régional de l'archéologie
à la DRAC.
"Il est probable que cette pièce servait de
salle d’apparat compte tenu des pavements. Il faut
imaginer qu'ils ont été utilisés pendant trois siècles
environ !
On constate d'ailleurs qu'au fil du temps
des modifications ont été apportées."
L'étude menée
au mois de février permettra de reconstituer par un
dessin le sol de la pièce avec la restitution des couleurs
des carreaux.
Pour les conserver tout en tenant compte
des contraintes muséographiques et techniques, les
pavements seront recouverts après les études. Une
part sera visible au public qui pourra les observer au
cours de sa visite du musée grâce à une modification
du projet architectural.
Rue de la Grand Côte, les pavés qui sont en train d'être posés sont du porphyre du Trentin, pierre de couleur
brune rougeâtre provenant d'Italie qui est mise en oeuvre en boutisses pour la surface de roulement.
Sont également posés des galets de rivière pour les pieds de façade (calade traditionnelle) et pour les seuils et
dalles d'accès, ce sont des pavés en calcaire de Molière.
Le choix de ces matériaux est revenu à l'architecte des bâtiments de France qui a travaillé en collaboration avec les services de la ville.
Les pavés s'intègrent particulièrement bien à l'ambiance médiévale de cette rue qui fait partie des plus anciennes d'Albi" ,indique Laurent Barrenechea, ABF.
"Il existe une belle harmonie avec les couleurs du site, marquées par la chaleur de la brique, et l'utilisation de matériaux locaux (ici, les galets du Tarn) nous paraissait important". La petite place située au niveau du quai Choiseul sera quant à elle traitée en granit.
La ville d'Albi vient d'acquérir chez
un libraire de Beverly Hills une tragédie
du XVIIe siècle intitulée Porus
ou la générosité d'Alexandre (1648)
et écrite par l'auteur albigeois
Claude Boyer (1618-1698), membre
de l'Académie française.
A travers le
personnage d'Alexandre auquel
Louis XIV aimait être comparé, c'est le
Roi-Soleil qui y est célébré.
Le tragédien
classique Racine, son rival, aurait
composé par "compétition" en 1665
sa pièce Alexandre le Grand.
Une bande dessinée historique consacrée à la ville
d'Albi paraîtra au mois de mai.
Retraçant les grandes
pages de l'histoire de la ville du XIIe au XXIe
siècle à travers neuf grandes périodes, l'ouvrage
puise dans des faits réels tout en apportant une
touche de fiction.
Cinq dessinateurs dont quatre
de Midi-Pyrénées ont participé à l'aventure en
réalisant la trentaine de planches de la BD. Ils se
sont appuyés sur les synopsis écrits par quatre
auteurs passionnés d'Albi entourés de spécialistes
de l'histoire locale.
Editée par les éditions albigeoises
Grand Sud et imprimée dans le Tarn, la BD
Histoire(s) d'Albi s'adressera d'abord aux Albigeois,
anciens et nouveaux, qui souhaitent découvrir et
mieux connaître l'histoire de leur ville.
Les touristes
pourront quant à eux découvrir la cité albigeoise
au fil des pages riches et documentées.
Trois planches
proposent même de se projeter en 2032 !
Enfin, la BD, à la fois livre historique, idée cadeau
et souvenir, pourra être utilisée à l'école comme
support pédagogique.
Plus d'infos
souscriptions à partir du 15 mars
aux Editions Grand Sud : 05 63 43 20 97
Du haut de la tour clocher de la collégiale, Saint Salvy, mitre sur la
tête, veille sur Albi depuis cinq siècles...
Cette statue en pierre
représentant le saint homme, moine puis évêque d'Albi à la fin du
VIe siècle, n'est guère visible de la rue.
Et pour cause, elle ne mesure
que 50 cm environ et se trouve en haut de la tourelle crénelée,
appelée tour ronde dite de la Gacholle (de l'occitan gachar, guetter).
Au XIVe siècle, elle était le point culminant de la ville, le clocher
de la cathédrale n'étant pas encore achevé.
Elle servait donc de
tour de guet.
La ville qui utilisa assez longtemps cette échauguette
dans ce but y avait apposé ses armoiries gravées sur une pierre
blanche toujours présente.
Cela ne fut pas du goût du chapitre de
Saint-Salvy qui répliqua en plaçant un blason à l’effigie de la collégiale
quelques centimètres plus haut !
Après l'aménagement du rez-de-chaussée puis la création des salles d'expositions temporaires et de l'auditorium, la
phase 3 de restructuration du musée Toulouse-Lautrec se poursuit dans les étages.
Parce qu'elle se déroule au coeur du palais de
la Berbie, l'opération de restructuration du musée
reste peu visible du grand public. Les travaux de
rénovation - les premiers de cette ampleur depuis
l'ouverture du musée - sont pourtant conséquents.
A terme, le premier étage de l'aile des suffragants
(au-dessus de la première salle du musée) accueillera
les collections consacrées à Toulouse-Lautrec et à
l'art ancien ; le deuxième présentera des oeuvres d'art
moderne, non présentées au public depuis 2004.
Quant au troisième étage, il sera réservé à l'administration
et à la documentation.
L'aile d'Amboise qui
longe le quai Choiseul, sera pour sa part réaménagée
pour abriter le cabinet des dessins dont la visite
sera plutôt destinée à un public averti. Outre la
réfection complète des salles, le chantier comprend
également le creusement dans les murs pleins de
la tour Mage de nouveaux accès à l'ascenseur afin
de rendre le musée accessible à tous.
Découvertes patrimoniales
"Cette nouvelle phase de chantier concerne une
quinzaine de salles et s'avère plus délicate car elle est
soumise à des contraintes à la fois patrimoniales et
techniques", explique Jean-Bernard Kupaj, chargé
d’opérations à la SEM 81.
En réalité, deux chantiers
cohabitent au palais voire s'imbriquent : si l'un
concerne uniquement l'aménagement muséographique,
l'autre est mené par les Monuments historiques
et vise à la sauvegarde du bâtiment.
Par
exemple, la toiture et des menuiseries ont été refaites
cet été ; des fenêtres du XIIIe ont été rouvertes.
Protéger le patrimoine
Comme certains le supposaient, le chantier a
donné lieu à la mise à jour de plusieurs vestiges
qui permettent de mieux comprendre l'histoire du
palais et l'utilisation au cours des siècles de certaines
salles.
Le chantier a donc progressé au rythme
des découvertes à la fois d'ordre historique et
structurel.
De nouveaux pavements du XIIIe siècle,
exceptionnels par leur état de conservation et par
leur ampleur, ont été par exemple révélés dans une
salle du premier étage de l’aile des suffragants et
dans la grande salle de la tour Saint Michel. Il s’agit
d’une découverte extraordinaire comme l’a indiqué
l’architecte des Monuments historiques.
Pour
garder un souvenir de ces travaux, une campagne
photographique a été commandée et pourrait
donner lieu à une exposition à l’issue du chantier.
L'objectif est de protéger ce patrimoine classé et le
mettre en valeur et à la vue du visiteur la richesse
unique du palais de la Berbie. Rendez-vous fin
2011 pour découvrir le nouveau visage du
musée...
L'affaire était loin d'être gagnée.
Pendant plusieurs mois, la ville
d'Albi s'est d'ailleurs interrogée
en concertation avec le diocèse
sur la restauration des vitraux
de l'église de la Madeleine
endommagés lors de la tempête
de grêle survenue en septembre
2007.
La question était de savoir
s'il était possible de reproduire
à l'identique les baies pulvérisées
par les grêlons. Faute de
plans ou de photos détaillés
représentant ces vitraux, le travail s'avérait délicat.
Un atelier spécialisé dans la création et la restauration
de vitraux a été finalement retenu pour cette opération. Installé depuis près de trente ans à
Toulouse, le maître verrier Jean-Dominique Fleury, qui dirige cet atelier, a un véritable savoir-faire
puisqu'il est déjà intervenu sur de nombreux édifices comme les cathédrales de Narbonne, Toulouse,
Bordeaux et d’Albi pour ne citer que les plus importants.
Travail de création
Oeuvre d'un des plus grands maîtres verriers français du XIXe siècle, le Toulousain Louis-Victor Gesta à qui
l'on doit aussi les vitraux du choeur de Saint-Salvy, les douze verrières de la Madeleine ont été réalisées entre
1861 et 1862.
Elles comprennent chacune trois médaillons historiés représentant une scène des Ecritures
ou de la vie de saints. Pour chaque verrière, l'opération de restauration a consisté d'abord à déposer ce
qu'il restait de la baie et à le transporter à Toulouse. Un premier modèle a été réalisé à partir des débris
et des photos disponibles afin de reconstituer une image du vitrail dans ses grandes lignes et permettre
de recréer de nouvelles pièces.
"Nous avons tenu compte aussi des autres vitraux en état de l'église pour
nous inspirer du style des dessins", indique Jean-Dominique Fleury. "Les motifs autour des médaillons
présents de part et d'autre sur les vitraux de la nef nous ont également facilité la tâche."
Le reste a été un
travail de recréation dont le résultat ne dépare pas des vitraux de Gesta. Le chantier d'une durée de sept
mois devrait s'achever en janvier prochain pour la grande satisfaction des habitants du quartier.
Inscrites au rang des commémorations nationales par le Ministère de la Culture, les peintures de la voûte de la Cathédrale Sainte-Cécile datant de 1509 fêtent leur 500ème anniversaire.
Peintes entre 1509 et 1512 les peintures de la voûte de la Cathédrale ont des dimensions exceptionnelles, un chef-d'oeuvre absolu de la peinture monumentale, il s'agit de la plus grande surface de peintures murales en Europe.
Dans le cadre de cette commémoration nationale de nombreuses manifestations sont organisées à Albi tout au long de l'année 2009 à l'initiative de la Ville d'Albi:
Janvier Février Mars
- 7 et 8 février édition d'un timbre et sortie en avant première à Albi, un timbre représentant un motif de la voûte de la Cathédrale Sainte-Cécile.
Organisée par La Poste en partenariat avec le Ville d'Albi et le musée Toulouse Lautrec.
- Parution du livre de René Gilabert : « Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, le passé éternel » éditions Un Autre Reg'Art.
Avril Mai Juin
- Kakémonos: exposition de photographies représentant les peintures de la voûte de la Cathédrale, place du Vigan.
Jusqu'à fin septembre
- Concours de dessins pour enfants: "dessine-moi les voûtes de la Cathédrale Sainte-Cécile" : un concours destiné aux jeunes albigeois âgés de 4 à 12 ans.
Les cinq dessins lauréats seront reproduits sur des enveloppes prêt à poster.
L'ensemble des dessins sera exposé à l'occasion des journées de patrimoine les 19 et 20 septembre à la Cathédrale Ste Cécile .
Organisé par la Ville d'Albi en partenariat avec La Poste du
1er mai au 31 août , remise des prix le 20 septembre à 15h45 à la Cathédrale Sainte-Cécile.
- Samedi 20 juin séance de dédicaces du livre «Sainte-Cécile d'Albi, 500ème anniversaire des peintures de la voûte» (édition Odyssée) par les auteurs Jean Louis Biget (textes) et Michel Escourbiac ( photographies).
Hôtel de Ville, salle Pierre Benoît de 10h à 12h.
- Samedi 27 juin Colloque scientifique « Sainte-Cécile et le décor peint à la première Renaissance ».
Organisé par l'association Archives et Patrimoine avec le concours de la Ville d'Albi, de 10h à 12h et de 14h à 18h à l'auditorium du musée Toulouse Lautrec, sur inscription tél:
05 63 49 11 95 (gratuit)
- Dimanche 28 juin visite spirituelle de la voûte de la Cathédrale Sainte-Cécile: une visite conférence conduite par le père Jean Claude Vinceneau, archiprêtre de la Cathédrale.
Organisée avec le concours de la Ville d'Albi à 16h entrée libre.
Juillet août septembre
- Mercredi 15 juillet visite spirituelle des voûtes de la Cathédrale Sainte-Cécile : une visite conférence nocturne conduite par le père Jean Claude Vinceneau, archiprêtre de la Cathédrale.
Organisée avec le concours de la Ville d'Albi à 21h30 - entrée libre.
- Septembre visite virtuelle des peintures de la voûte de la Cathédrale sur le site de la Ville d'Albi - 19 et 20 septembre exposition « dessine-moi les voûtes de la Cathédrale Sainte-Cécile » à la Cathédrale Sainte-Cécile, à l'occasion des Journées du Patrimoine.
Remise des prix le dimanche 20 septembre à 15h45 Cathédrale Sainte-Cécile.
Organisée par la Ville d'Albi en partenariat avec La Poste de 9h à 18h30.
- Parution des enveloppes prêt à poster reproduisant les cinq dessins des lauréats au concours de dessin: "dessine-moi les voûtes de la Cathédrale Sainte-Cécile".
Organisée par la Ville d'Albi en partenariat avec La Poste.
Octobre novembre décembre
- 16 octobre à 19h30 visite conférence "A Albi des peintres de Carpi au XVIe siècle".
Sous la conduite de l'historienne d'art Nicole Fourbil Delzongle avec le concours de la Ville d'Albi, à 19h30 à la cathédrale Sainte Cécile, inscriptions au service patrimoine 05 63 49 11 95.
- 29 novembre à 16h conférence "Les peintures des voûtes de la Cathédrale Sainte Cécile".
Sous la conduite de l'historien Jean Louis Biget avec le concours de la Ville d'Albi à 16h.
- 8 décembre concert de clôture de la Commémoration Nationale : "Les solistes de la camerata de France" avec Emilie Benterfa au piano, Bernard Soustrot à la trompette, concert de musique de chambre à la Cathédrale Sainte-Cécile.
Organisé par la Scène nationale d'Albi à 20h30 sur réservation.
- Parution d'un dépliant sur les peintures de la voûte de la Cathédrale Sainte-Cécile.
Réalisé par la Ville d'Albi avec la collaboration de l'historien Jean-Louis Biget.
Des plans du centre historique en
relief sont désormais disponibles à
l'office de tourisme d'Albi.
Réalisé
par un graphiste illustrateur à partir
de photos et d’images satellites, le
plan est vendu sous forme d'affiche à
la boutique.
La direction régionale de l'action culturelle (D.R.A.C), au nom de l'État propriétaire du monument historique le plus célèbre d'Albi, finance le réaménagement du beffroi, qui contient les cloches de Sainte-Cécile afin de redonner à la cathédrale un carillon digne de ce nom. Sa vétusté le rendait en effet à moitié muet.
"Tiburce", en place depuis le XIXe siècle ainsi que "Notre-Dame-du-Mont-Carmel" , descendue un peu plus tard, moitié moins lourde mais datant de 1773 et classée Monument historique, avaient besoin de réparation. Très usées au point de frappe, elles ont été transportées dans l'atelier de Trementines (Maine-et-Loire) et portées à une température de 800°. Elles ont été rechargées là où le métal est écroui et retrouveront leur épaisseur normale,
afin de pouvoir être remise en volée.
Une cinquième cloche nommée Emilie- Carissime" et achetée grâce à une souscription auprès des Albigeois (qui a permis de réunir 40 000 €) a été fondue le 10 juillet à Strasbourg par la société Voegele.
Elle sonne en mi bémol.
Baptisée le dimanche 26 juillet dernier en présence de ses jeunes parrains et marraines, "Émilie Carissime" a retrouvé le beffroi de Sainte-Cécile aux côtés de "Notre-Dame-du-Carmel" (380 kg) et "Tiburce" (800 kg).
Il s'agit pour la paroisse de rendre hommage à une sainte tarnaise : Carissime, a vécu au VIe siècle, dans un ermitage au bord du Tarn entre Albi et Terssac. Elle fut l'objet d'un culte, avec un petit cimetière
qui n'existe plus.
Le décor de la nouvelle cloche reprend les éléments traditionnels
de la représentation de Sainte Cécile : l'orgue positif,
le lys des vierges, une couronne ainsi que la palme des martyrs.
Une inscription en latin en appelle à l'intercession de la Sainte : Santa Caecilia ora pro nobis,"sainte Cécile, prie pour nous."
Une effigie du Christ ressuscité, occupe la face opposée de la clôche.
Sous cette éffigie, figure l'inscrption latine O REX CHRISTE GLORIAE VENI CUM PACE, "Ô Christ, Roi de gloire, viens avec la paix !"
Il s'agit d'une des plus anciennes inscriptions de cloches qui fait
référence au livre de l'Apocalypse annonçant le retour du Christ à la fin des temps.