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Tourisme et Patrimoine
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Mairie d'Albi
16, rue de l'hôtel de ville
81023 Albi Cedex 09
Saint-Salvi semble vivre à l'ombre de son imposante voisine Sainte-Cécile. La lecture complexe de son architecture composite
lui confère aujourd'hui une place secondaire alors que celle-ci a occupé un rang très important dans la ville médiévale.
L'église Saint-Salvi est l'un des plus anciens bâtiment d'Albi, elle hébergeait la collégiale des chanoines et de leur abbé, seconde puissance ecclésiastique après l'évêque.
L'édifice est construit au sommet d'une des buttes qui constitue le relief géographique le plus marqué de la ville.
Jusqu'à la Révolution, la collégiale abritait la sépulture de saint Salvi, l'un des premiers évêques d'Albi (VIe siècle).
Au XIXe siècle, l'église fut dégagée par les travaux d'urbanisme de Jean-François Mariès.
L'église actuelle présente une architecture complexe qui manifeste une longue suite de campagnes de construction où roman et gothique se mêlent.
Les parties les plus anciennes (XIe-XIIe siècles) ont été construites en pierre, abandonnée ensuite au profit de la brique moins onéreuse, pour les parties gothiques.
Cette alliance de formes et de matériaux se retrouve sur le clocher, qui présente une base romane à bandes lombardes, rehaussée d'un étage de brique dans le style du gothique méridional. Il est surmonté d'une tour de guet "la gachole" (de l'occitan gachar, guetter) qui porte les
armoiries de la ville.
La construction du cloître fut dirigée par Vidal de Malvesi à partir de 1270. En remerciement, les chanoines l'autorisèrent à faire bâtir, pour sa sépulture, un enfeu (un enfeu est une tombe encastrée dans l'épaisseur du mur d'un édifice religieux. Il était généralement réservé aux nobles) très original sur le flanc sud de la collégiale.
Après les destructions de la Révolution, seule subsiste aujourd'hui la galerie méridionale. Elle associe des formes romanes comme les arcs en plein-cintre ou les chapiteaux à personnages, à des éléments gothiques, tels que des gâbles aigus sur les piliers d'angles ou les motifs végétaux.
Depuis le cloître, un passage couvert permet de gagner la place
située au chevet de la collégiale.
Elle était le coeur de la "canourgue", ancien quartier canonial composé des demeures des chanoines.