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Brasilia, 31 juillet 2010, 21h25 :
Le Comité du Patrimoine mondial décide à l'unanimité d'inscrire la Cité épiscopale d'Albi sur la Liste du Patrimoine de l'Humanité !
C’est par ces mots que Philippe Bonnecarrère, maire d’Albi, a remercié les
membres du Comité du Patrimoine mondial à l’issue du vote à l’unanimité retenant
la proposition d’inscription présentée par la France :
"les Albigeois remercient la Communauté Internationale pour la reconnaissance
et l'inscription de la Cité épiscopale au Patrimoine de l'Humanité.
Vous me permettez, avec émotion, de partager des valeurs, le meilleur du talent
des hommes, une Universalité de la Beauté.
Mon collègue africain Blaise Ahanhanso Glélé, maire d'Abomey au Bénin, avec qui
nous coopérons, s'associe à ces remerciements.
Les remerciements vont aussi au Brésil.
Le Musée National consacre une exposition à Lucio Costa. Sur un panneau, un
dessin de Costa, 5 lignes verticales, une flèche sur celle du milieu et Costa a écrit
à côté "Art Gothique".
Costa a symbolisé la cathédrale d'Albi et sa valeur universelle. Merci".
Le Comité du patrimoine mondial étudiera des propositions d’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO lors de sa 34e session qui se tiendra à Brasilia (Brésil) du 25 juillet au 3 août 2010.
Au cours de cette session, conduite par João Luiz Silva Ferreira, ministre brésilien de la Culture et président du Comité du patrimoine mondial, 32 nouveaux biens seront présentés cette année en vue de leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial : 6 biens naturels, 24 biens culturels et 2 biens mixtes (c’est-à-dire à la fois naturels et culturels), dont trois sont des propositions d’inscription transnationales.
De plus, 9 extensions de biens déjà inscrits ont été proposées (voir la liste ci-dessous).
Biens naturels proposés en vue de leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial:
Parc national de Pirin (Extension, Bulgarie); Relief Danxia (Chine) ; Sites d’ichnofossiles de dinosaures de la Péninsule ibérique (Espagne/Portugal); Plateau de Putorana (Fédération de Russie) ; Pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion (France) ; Monte San Giorgio (Extension du site Monte San Giorgio en Suisse, Italie) ; Aire protégée des îles Phoenix (Kiribati) ; Parc national tadjik, montagne du Pamir (Tadjikistan).
Biens culturels proposés en vue de leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial :
Système de gestion hydraulique du Haut-Harz (Extension des « Mines de Rammelsberg et la ville historique de Goslar », Allemagne); District d’at-Turaif à ad à ad-Dir’iyah (Arabie saoudite); Sites de bagnes (Australie) ; Ville de Graz-Centre historique et château d’Eggenberg (Extension de « Ville de Graz-Centre historique », Autriche) ; Canal d’Augustów : une œuvre de l’homme et de la nature (Bélarus/Pologne); Sites miniers majeurs de Wallonie (Belgique); Place São Francisco dans la ville de São Cristóvão (Brésil); Monuments historiques de Dengfeng au « centre du ciel et de la terre » (Chine); Zone archéologique d’art rupestre de Siega Verde (Extension de « Sites d’art rupestre préhistorique de la Vallée de Côa » au Portugal, Espagne); Le binôme du mercure et de l’argent. Almadén, Idrija et San Luis Potosí (Espagne/Mexique/Slovénie); Mount Vernon (Etats-Unis d’Amérique); Paysage culturel du pays Konso (Ethiopie); La Cité épiscopale d’Albi (France); Atoll de Bikini, site d’essais nucléaires (Iles Marshall); Jantar Mantar, Jaïpur (Inde); Chemin de fer léger du Matheran (Extension de « Chemins de fer de montagne », Inde); Ensemble du Khānegāh et du sanctuaire de Cheikh Safi al-Din à Ardabil (République islamique d’Iran); Ensemble du bazar historique de Tabriz (République islamique d’Iran); La porte aux trois arches de Dan (Israël); Fort Jésus, Mombasa (Kenya); Carmino Real de Tierra Adentro (Mexique); Grottes préhistoriques de Yagul et Mitla au centre le da vallée d’Oaxaca (Mexique) ; Ville minière de Røros et la Circonférence (Extension de « Ville minière de Røros », Norvège); Zone des canaux concentriques du XVIIe siècle à l’intérieur du Singelgracht à Amsterdam (Pays-Bas); Villages historiques de Corée : Hahoe et Yangdong (République de Corée); Zone de conservation de Ngorongoro (La « zone de conservation de Ngorongoro » a été inscrite en 1979 sur la Liste du patrimoine mondial comme site naturel. Elle fait l’objet d’une nouvelle proposition selon des critères additionnels, République-Unie de Tanzanie) ; Eglise de la Résurrection du monastère de Suceviţa (Extension des « Eglises de Moldavie », Roumanie) ; Paysage laboratoire de Darwin (Royaume-Uni) ; Sarazm (Tadjikistan) ; Kiev : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble de bâtiments monastiques, les églises Saint-Cyril et Saint-André, Laure de Kievo-Petchersk (Extension de « Kiev : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble de bâtiments monastiques et Laure de Kievo-Petchersk », Ukraine) ; Secteur central de la cité impériale de Thang Long à Hanoï (Viet Nam)
Biens mixtes proposés en vue de leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial:
Monument marin national Papahānaumokuākea, Hawaï (Etats-Unis d’Amérique) Hauts plateaux du centre de Sri Lanka : patrimoine naturel et culturel (Sri Lanka)
Le jeudi 26 novembre dernier s'est tenue la 2ème réunion du Comité de bien de la Cité épiscopale d'Albi en salle des États Albigeois.
La mobilisation de l'ensemble des acteurs institutionnels et associatifs fut une nouvelle fois au rendez-vous.
Sous la co-présidence de Philippe Bonnecarrere, maire d'Albi, et de Mr Eric Maire, sous préfet, secrétaire général de la préfecture du Tarn, ce comité s'est tenu en présence notamment de Mme Catherine Dusmesnil, conseillère diplomatique auprès de l'ambassadeur de France, déléguée permanente auprès de l'UNESCO, de Mr Jean Louis Martinot-Lagarde, chef de l'inspection générale de l'architecture et du patrimoine (I.G.A.P.A), de Mr Dominique Paillarse, directeur régional des affaires culturelles de Midi-Pyrénées, des représentants du Conseil régional de Midi-Pyrénées et du Conseil Général du Tarn, ou encore des présidents des associations de quartiers.
La réunion a permis de faire un point sur l'état d'avancement du dossier déposé auprès du Centre du patrimoine mondial, et de rappeler qu'il s'agit encore d'un dossier de candidature porté depuis janvier 2009 par l'État français.
Les récentes découvertes archéologiques faîtes au Palais de la Berbie ont été présentées. (voir la vidéo)
Près de 130 mètres carrés de pavements médiévaux ont été mis à jour révélants ainsi la plus importante surface d'ampleur nationale découverte en France.
Ce sont désormais près de 300 m2 de vestiges du XIIIème, XIVème et XVème siècle qui ont été mis à jour au Palais de la Berbie depuis le début du chantier en 2001.
Par ailleurs, il a été présenté lors de ce comité le contenu de la nouvelle convention triennale entre Albi et Abomey.
Dans le cadre de la candidature de
la ville d’Albi au classement au
patrimoine mondial, la plate-forme
de préparation et de distribution du
courrier d’Albi, en concertation avec
la mairie, a prévu d'installer d'ici la
fin de l'année huit boîtes aux lettres
spéciales dans le centre historique.
Plusieurs sont déjà visibles, notamment
rue Mariès ou place Lapérouse.
De couleur grise, elles sont plus discrètes
et s’intègrent mieux au paysage
architectural.
Philippe Bonnecarrère, maire d'Albi, s'est rendu du 25 au 28 juin dernier à Séville (Espagne) pour assister à la 33e session du comité du patrimoine mondial afin de préparer la candidature du dossier albigeois.
Sa présence s'inscrivait dans la perspective de la présentation dans un an de la candidature de la Cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial.
Cette 33ème session du Comité du patrimoine mondial, présidée par María Jesús San Segundo, Ambassadrice, Déléguée permanente de l’Espagne auprès de l’UNESCO, réunissait les 21 membres du Comité pour se pencher sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et pour examiner la candidature de 27 sites naturels ou culturels proposés pour être distingués pour leur "valeur universelle exceptionnelle".
Retrouvez les 13 nouveaux biens inscrits sur les 27 proposés au comité.
- Cidade Velha, centre historique de Ribeira Grande
Cap-Vert
- La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger
Suisse
- Mont Wutai
Chine
- Montagne sacrée de Sulaiman-Too
- Palais Stoclet Belgique
- Pont-canal de Pontcysylite
- Ruines de Loropéni Burkina Faso
- Système hydrolique historique de Shushtar Iran
- Tombes royales de la dynastie Joseon Corée
- Tour d'Hercule Espagne
- Ville sacrée de Caral Supe Pérou
- La mer des Wadden Allemagne Pays Bas
- Les Dolomites Italie
L'Etat français a officiellement proposé, le 27 janvier 2009, d'inscrire en 2010 l'ensemble urbain dénommé "La Cité épiscopale d'Albi" sur la liste du patrimoine mondial.
Conformément aux engagements pris dans le cadre de cette démarche et pour transmettre la Cité épiscopale aux générations futures, le conseil municipal d'Albi a approuvé par délibération du 25 mai 2009, la composition et les modalités de fonctionnement d'un comité consultatif de gestion de la Cité épiscopale.
Prenant la forme d'une commission extra-municipale dédiée, celle-ci est dénommé "comité de bien".
Ce comité a été officiellement installé le 11 juin 2009 en mairie d'Albi, sous la présidence du maire d'Albi, Philippe Bonnecarrère, et en présence de représentants de l'Etat.
Il réunit l'ensemble des acteurs concernés par la Cité épiscopale :
acteurs institutionnels, professionnels, résidents, usagers et personnalités qualifiées.
La prochaine réunion du comité de bien aura lieu fin novembre.
Le soleil qui brillait ce samedi 21 février offrait à la cité ses plus belles couleurs. Les visiteurs de prestige en séjour à Albi n'y ont pas été insensibles.
Olabiyi Babalola Joseph Yaï, ambassadeur du Bénin délégué permanent auprès de l'UNESCO et président du conseil exécutif de l'UNESCO s'est dit "impressionné par la conscience patrimoniale albigeoise et la diversité culturelle [qui est] à fleur de peau ici".
Il a par ailleurs déclaré que la candidature d'Albi lui paraissait "solide",et que son souhait était de l'accompagner en tant que président du conseil.
"Vous pouvez compter sur un avenir partagé",
a indiqué le président Yaï, accompagné dans ce but par un
représentant du centre du patrimoine mondial, Edmond Moukala.
Présent également à Albi à l'occasion de la signature de la déclaration d'intention de renouvellement de la coopération entre les villes d'Albi et d'Abomey, il en a souligné l'exemplarité et a exprimé sa volonté d'y apporter son soutien.
Pour cette nouvelle étape d'échanges et de rencontres, le maire de la ville béninoise, Blaise Ahanhanzo Glélé, était présent avec son premier adjoint, Fortuné Alain Nouatin.
Une réunion s'est tenue au cours du séjour pour préciser les orientations de la deuxième convention de coopération qui sera actée dans les prochaines semaines.
Une visite qui contribuera utilement à la candidature de la ville d'Albi à l'inscription au patrimoine mondial.
Retrouvez l'interview de Olabiyi Babalola Joseph Yaï, ambassadeur du Bénin délégué permanent auprès de l'UNESCO et président du conseil exécutif de l'UNESCO.
Le 27 janvier 2009, l'État français a proposé "La Cité épiscopale d'Albi" pour être inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité. A l'été 2010, le Centre du Patrimoine Mondial officialisera ce classement.
Extrait du dossier de proposition d'inscription de la Cité épiscopale d'Albi, déposé par l' État français le 27 janvier 2009 auprès du Centre du Patrimoine Mondial de l'UNESCO :
"La Cité épiscopale est le coeur d’Albi, notre richesse collective la plus précieuse, un lieu d’émotion, un véritable bien commun à partager.
Pièce maîtresse de cet ensemble, la cathédrale Sainte-Cécile domine un site épiscopal homogène, préservé du temps, qui demeure quasiment dans son état d'origine.
Bâtie au coeur de la ville à partir du XIIIe siècle, elle constitue avec le palais de la Berbie un groupe monumental de brique, qui demeure aujourd'hui sans équivalent en Europe et dans le monde.
Issue d'une architecture gothique méridionale, fruit d'un échange d'influences entre Albi, la France septentrionale et la Catalogne, dressée à partir d'un matériau universel – la terre – mais original dans cet état - la brique foraine.
La brique était un matériau modeste par son coût de fabrication, mais tellement riche par l’intelligence de ceux qui l’ont mise en oeuvre !
La cathédrale Sainte-Cécile se caractérise également par ses dimensions uniques. Plus grande cathédrale en terre cuite du monde, elle accueille un choeur éblouissant, intégralement conservé, qui appartient aux merveilles de l'art flamboyant.
Riche d'une statuaire exceptionnelle qui conserve l'un des plus importants programmes de la fin du Moyen Âge, elle présente un non moins remarquable jubé de pierre.
Elle comprend la plus grande surface de peintures murales en Europe. Seule cathédrale dont les murs et la voûte sont entièrement peints sur près de deux hectares, elle est un chef-d'oeuvre absolu de la peinture monumentale dont nous célèbrerons dans quelques semaines le 500e anniversaire.
Cet ensemble exceptionnel, héritage du passé, dont nous profitons aujourd'hui encore pleinement, nous a été transmis génération après génération depuis sept siècles.
Depuis de nombreuses années, la ville d'Albi conduit une politique raisonnée pour protéger et valoriser son patrimoine.
Au sein d'une agglomération dynamique, cette cité vivante et animée bénéficie d'aménagements importants qui se conjuguent à l'histoire de la ville. Une rénovation identitaire, créatrice de lien social, écologique, ouverte à la diversité des usages, allie ces valeurs aux fonctions contemporaines d'une ville, fonctions à assumer pleinement sans pour autant se laisser submerger. Ce respect des
hommes et des lieux fonde un humanisme de ville.
Aujourd'hui, le visiteur peut connaître d'intenses sentiments au rythme de sa rencontre avec le site : éprouver intimement la force des monuments, ressentir la couleur chaude des briques et la déclinaison de la lumière, s’émerveiller à la découverte des richesses intérieures de la cathédrale, percevoir la puissance exceptionnelle du palais de la Berbie au gré de la visite du musée d'Henri de Toulouse-Lautrec installé en ses murs.
La Cité épiscopale d'Albi est assurément porteuse d'une communion universelle autour de sa valeur patrimoniale.
L'inclinaison naturelle au partage et à l'ouverture est inscrite dans l'histoire et la tradition albigeoise. Elle se retrouve dans le voyage de M. de Lapérouse, autre fierté d’Albi, expression du siècle des Lumières.
L’inscription de la Cité épiscopale par le centre du patrimoine mondial serait conforme à la vocation de ses principaux édifices, aux valeurs culturelles humanistes enracinées en ces lieux et aux talents des concepteurs, des bâtisseurs, des peintres, sculpteurs, connus ou inconnus.
Cette reconnaissance, construite grâce à un travail de fond de plusieurs années, s'inscrit dans une démarche de gestion à long terme qui se veut résolument porteuse des valeurs universelles de l'UNESCO. Les échanges internationaux sont à ce titre, à nos yeux, un élément constitutif de cette démarche.
Les générations à venir auront la responsabilité de poursuivre l'évolution de notre ville tout en continuant à chérir et protéger ce site unique. Mais surtout, elles pourraient dorénavant mieux le faire découvrir au monde et en partager avec passion les valeurs, le sens, l’universalité.
Que tous ceux qui le leur auront permis en soient chaleureusement remerciés."
Philippe Bonnecarrère
Maire d’Albi
Président de la communauté d’agglomération de l’albigeois
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